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Ouverture : 20/11/2000
Dernière MàJ : 19/06/2008
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Accès, Voie Normale et Descente
PREMIERES ASCENSIONS
: • 16 juin 1834, première ascension de la voie Normale
par Jean LIOTARD seul.
L’itinéraire emprunté en 1492 par Antoine De VILLE et
son équipe est fort probablement une combinaison de la voie
FREYCHET et de la voie des TUBULAIRES, secteur plus fracturé
et plus favorable à la pose des échelles décrites
dans le récit du Capitaine de Charles VIII.
• Mars 1921, première hivernale de la voie Normale par MM BERGER,
DALLOZ et TETARD.
DIFFICULTES : • L’ascension du Mont-Aiguille par la Voie Normale ne présente
pas de difficultés particulières ; l’escalade est le
plus souvent facile (III / IV maxi), variée, principalement
en cheminées entrecoupées de vires et ressauts. Avec
les nombreux passages, le rocher est bien ‘’purgé’’, poli même
à de nombreux endroits. L’itinéraire est partiellement
équipé de câbles (mis en place dès 1870,
rénovés en 1930) qui facilitent … ou gênent la
progression. (Les variantes d’ascension sont nombreuses mais le plus
souvent exposées, en rocher friable et généralement
non équipées).
• Les câbles et leurs points d’ancrage doivent être utilisé
avec prudence : ils sont à certains endroits particulièrement
exposés aux chutes de pierres et peuvent être fortement
endommagés d’un jour à l’autre, comme on peut le constater
dans la première partie de l’ascension où le câble
à été pratiquement sectionné lors d’un
éboulement fin octobre 2003 puis en avril 2008.
• L’ascension de la Voie Normale n’est en aucun cas comparable à
une escalade en falaise (encore moins à un mur de S.A.E.) mais
est à considérer comme une véritable course en
montagne, réel terrain d’aventure avec ses impondérables
: marche d’approche, rocher parfois incertain, chutes de pierres récurrentes
(généralement déclenchées par les grimpeurs),
descente longue et exposée et conditions météo
à ne pas négliger à cette altitude (il peut neiger
au Mont-Aiguille même en plein été comme ce fût
le cas le 11 juillet 2000 !).
• Le Mont-Aiguille à toujours été une montagne
très fréquentée, particulièrement la voie
Normale. De mai à octobre, il est habituel de compter chaque
samedi et chaque dimanche plus d’une centaine de personnes
désirant accéder au sommet. Il sera nécessaire
de partir à l’aube ou s’attendre à patienter de longues
heures au pied de la voie ou durant l’ascension avant de pouvoir accéder
à la prairie sommitale.
La présence de cordées inexpérimentées,
de groupes aux effectifs pléthoriques ou de colonnes de militaires
faisant le siège d’une voie équipée de bas en
haut, n’est malheureusement pas rare et constituent un réel
danger autant qu’une gène conséquente et il n’est pas
toujours facile ni sans risque de dépasser des cordées
aux comportements imprévisibles.
A la descente, les même désagréments seront à
endurer au niveau des rappels.
DESCENTES :
• La descente par la voie NORMALE est possible et peut constituer
une solution très rapide pour des grimpeurs évoluant
sans corde voire à ‘’corde tendue’’, avec une grande habitude
de progression dans ce type de terrain. Cette option est dans la plupart
des cas à déconseiller car bien moins esthétique
et surtout plus dangereuse compte tenu des chutes de pierres et de
la présence de cordées ‘’montantes’’ (à toute
heure de la journée ou presque) qu’il faudra croiser dans des
situations pas toujours confortables, surtout au niveau des portions
câblées.
• La descente intégrale par la voie des TUBULAIRES , très
pratiquée jusque dans les années 1970 est longue, tortueuse
et exposée aux chutes de pierres. Le cheminement est complexe
avec un passage vertigineux exposé et comporte trois rappels
de 25 m mal commodes, dans des cheminées étroites.
• La descente par les rappels des SAUCISSES est réservée
à des cordées expérimentées. Elle est
en partie commune avec la descente par la voie des TUBULAIRES puis
évite les rappels classiques souvent encombrés et aboutit
à droite de la ‘’Tour du Taureau’’, directement sur le sentier
qui longe le pied de la face ouest, à l’aplomb du col de l’Aupet.
Quatre rappels sont équipés depuis 1999 (chaînes
et goujons) ; ils sont longs et aériens (le deuxième
de 50 m en fil d’araignée), les relais sont exigus. Le premier
rappel est évitable par la désescalade de la dernière
cheminée de la voie des Tubulaires dont l’accès est
caractérisé par une brèche située à
50m du bas de l’éboulis.
• La descente la plus classique emprunte la dernière partie
de la voie des TUBULAIRES. Elle est assez délicate, dans un
éboulis raide et se termine par deux rappels ; le premier,
de 30 m (évitable dans les mêmes conditions que précédemment)
et le deuxième de 40 à 60 m, suivant l’emplacement choisi,
en fil d’araignée (description détaillée ci-dessous).
ACCES ROUTIER :
• De Grenoble, autoroute A51 ou RN75 direction Sisteron, passage à
Monestier de Clermont.
o Par le NORD : 6 km après Monestier, prendre à droite
la D247 direction ‘’Saint-Michel-les-Portes’’ – ‘’Gresse’’, puis D8b
jusqu’au hameau des Pellas - (50 km / 50’).
o Par le SUD : 15 km après Monestier, prendre à droite
la D7 direction ‘’Col de Menée’’ – ‘’Chichilianne’’, puis D7b
direction ‘’Pas de l’Aiguille’’ – ‘’La Richardière’’ - (55
km / 1H).
• Côté Saint-Michel-les-Portes, parking au niveau du
Pont des Pellas impérativement avant la barrière (Alt.
1100m).
• Côté Chichilianne, parking 200m après l’Hôtel
‘’Au Gai Soleil du Mt-Aiguille’’ (Alt. 1060m).
• Dans les deux cas, respecter scrupuleusement la signalisation concernant
les interdictions de circulation sur les routes et pistes communales
et concernant le camping ou bivouac sauvage (terrains agricoles privés,
zones de captage d’eau potable au-dessus de La Richardière)
; les amendes sont régulières et particulièrement
dissuasives.
APPROCHES PEDESTRES :
• De La Richardière, au Sud, gagner le col de L’Aupet (Alt.
1627m) par un excellent sentier entretenu (Tour du Mont-Aiguille),
balisé par un trait Jaune, au départ de La Richardière
(présence d’anciennes maques Jaunes/Vertes et de plus anciennes
Bleues/Jaunes/Bleues). Remonter jusqu’aux prairies des Serres (Alt.
1200m), (accès en voiture actuellement toléré
sur une mauvaise piste carrossable) puis obliquer à droite
à l’entrée de la forêt ; le sentier amène
sans risque d’erreurs au col de L’Aupet. Du col, remonter l’arête
boisée en direction du Mont-Aiguille (Nord-Est) pour atteindre
la base du grand pierrier sous la face Nord-Ouest. Deux autres sentiers particulièrement
intéressants, un peu plus longs et rarement parcourus permettent
d’accéder au col de L’Aupet ou à la base du Mont-Aiguille
: Le premier sentier, commun avec la première
partie de l’itinéraire du Tour du Mont-Aiguille jusqu’aux Serres,
remonte au Nord (ne pas prendre le sentier à droite à
l’entrée de la forêt) le vallon issu de la gorge des
Rochers du Parquet et rejoint le sentier en balcon qui relie le col
de L’Aupet aux Fourchaux (accès au Pas de l’Aiguille). On atteint
le col de L’Aupet après avoir traversé la gorge profonde
(passage raide et exposé). Ce sentier non balisé est
resté sauvage ; la vue sur le Mont-Aiguille est magnifique. Le second, sentier des Charances, en cours
d’aménagement touristique (lecture du paysage, découverte
botanique, etc.), au départ du hameau de La Richardière
(à côté de l’hôtel), remonte par de longs
lacets jusqu’au pied de la face Sud du Mont-Aiguille puis traverse
à gauche sous les falaises (Nord-Ouest) pour rejoindre le départ
de la voie Normale. Cet accès est apprécié au
printemps lorsque le sentier habituel est trop boueux mais le risque
de chute de pierre lors de la traversée sous les voies des
faces Sud et Ouest n’est pas à négliger.
• Des Pellas au Nord, par le sentier du Tour du Mont-Aiguille, atteindre
la base du grand pierrier sous la face Nord-Ouest. Du parking au niveau
du Pont des Pellas ; le sentier emprunte une bonne piste carrossable
interdite à la circulation puis remonte dans la forêt
jusqu’à la base du pierrier issu de la face Ouest du Mont-Aiguille.
Un autre sentier empruntant des pistes forestières non balisées
et mal marquées (utilisé en hiver pour l’accès
aux cascades de glace) permet de rejoindre la face Ouest du Mont-Aiguille.
Après 650m de marche sur l’itinéraire du Tour du Mont-Aiguille,
prendre à gauche (Est) après un pont, une piste non
balisée qui remonte dans la forêt. Après une traversée
horizontale vers le Sud, se perd dans un immense pierrier, vestige
des éboulements survenus entre 1948 et 1957. Rejoindre à
vue la base de la paroi en évitant les ressauts rocheux par
la crête dominant le ‘’Bois de la Draye’’ (cheminement pénible
hors sentier dans le pierrier).
ATTEINDRE L’ATTAQUE :
• Après un lacet sur l’arête de l’Aupet, le sentier traverse
le pierrier jusqu’à la crête dominant le ‘’Bois de la
Draye’’. Remonter cette crête jusqu’au pied de la paroi (bon
emplacement protégé des chutes de pierres pour s’équiper
et s’encorder).
• Par une courte traversée ascendante à gauche dans
des gradins instables (exposée aux chutes de pierres), on atteint
une petite terrasse marquée par un gros anneau de fer scellé
(Alt. 1780m), début de l’escalade.
MATERIEL TECHNIQUE NECESSAIRE POUR UNE CORDEE
:
• Pour chaque grimpeur : casque, baudrier, longe avec mousqueton de
sécurité, descendeur, système d’auto-assurage
en rappel.
• Pour la cordée : une corde de 15 à 20m est suffisante
pour l’ascension mais une corde de 2 X 45m sera nécessaire
pour la descente par les rappels classiques (détaillée
plus loin), 3 ou 4 dégaines, 3 anneaux de sangle.
Compte tenu de la nature du rocher,
de la fréquentation et de la configuration des itinéraires
d’ascension et de descente, le port du casque est absolument indispensable.
ITINERAIRE : Attention : les anneaux scellés
et les câbles, bien que rénovés (dans les années
1930) et contrôlés régulièrement, ont été
posés dès 1877 ! La vérification de ces équipements
ne peut être que superficielle, il convient de les utiliser
avec la prudence qui s’impose.
• Au niveau de l’anneau scellé, escalader tout de suite à
gauche sur 10m une rampe aux prises usées par les passages
puis franchir à droite une courte cheminée surplombante
(piton scellé) pour atteindre une vire (anneau scellé).
Possibilité d’éviter la cheminée
surplombante par une traversée à droite de quelques
mètres et rejoindre la vire du relais par une cheminée
parallèle.
• Descendre légèrement sur la gauche et contourner un
petit éperon pour atteindre la base d’une cheminée barrée
par un ressaut étroit (piton scellé). Une variante de départ plus au nord
permet d’atteindre ce point directement en une longueur.
S’engager dans cette cheminée, d’abord large puis très
étroite (piton scellé), qui donne accès à
une vaste zone de gradins (relais sur pitons, coinceurs ou béquets).
Un des gros anneaux scellé qui marquait le relais à
cet endroit s’est cassé à sa base il y a quelques années,
ce qui démontre le vieillissement difficilement contrôlable de ces équipements.
• Longer la paroi horizontalement sur la droite pour atteindre la
base de trois cheminées parallèles (piton scellé),
donnant accès à une longue vire. Une variante directe depuis R1 permet d’atteindre
ce point directement en escaladant au-dessus du relais, une cheminée
puis une traversée à gauche exposée.
La cheminée de droite, peu marquée est la plus facile
mais très exposée (mauvais rocher, graviers, herbe)
; celle de gauche, étroite et athlétique est en bon
rocher et permet d’accéder directement à la vire (anneau
scellé). D’anciennes variantes rarement pratiquées
partent de ce point pour rejoindre l’Aiguille Thorant ; rocher médiocre,
aucun équipement).
• Par une courte marche de flanc sur la droite puis une descente délicate
de quelques mètres, on atteint le premier câble (anneau
scellé). Cette section est très exposée aux chutes
de pierres provenant des surplombs de la partie supérieure
comme en attestent les impacts nombreux dans le secteur et l'état
des câbles et points d'ancrages.
• L’itinéraire câblé et jalonné d’anneaux
scellés emprunte sur une centaine de mètres, une rampe
oblique vers la droite, très aérienne (succession de
gradins sans difficultés), en direction d’une énorme
tour décollée (la Vierge), jusqu’au pied d’un ressaut
raide.
Le deuxième câble de cette partie pratiquement sectionné
par un éboulement a été consolidé.
• Escalader ce mur (prises usées) puis descendre la face opposée
(délicat et très exposé) vers une plate-forme
spacieuse qui marque le point de séparation de la ‘’Vierge’’
avec la paroi du Mont-Aiguille (la Salle à Manger, fin de la
première section câblée). Ce point peut être atteint en deux
longueurs directement du bas (attaque 20m à droite du départ
classique), par un système de ressauts et de rampes parallèles
à l’itinéraire classique. Plusieurs solutions aboutissent
à la plate-forme de la Vierge (Salle à Manger) par une
escalade peu difficile mais en rocher plus que douteux, souvent humide
(présence de quelques anciens pitons). Ces variantes sont très
exposées aux chutes de pierres provenant des grimpeurs évoluant
juste au-dessus où se déroule l'itinéraire classique.
• De la Salle à Manger, ne pas descendre dans la dépression
(l’’’Entonnoir’’), réceptacle des chutes de pierres provenant
des cheminées sommitales. Escalader directement sur 2m le ressaut
sur lequel est scellé le câble puis le contourner par
la droite (piton scellé derrière l’éperon) pour
rejoindre l’’’Entonnoir’’ que l’on remonte (courte escalade puis gradins)
jusqu’à la base d’un mur raide.
• N.B. L’itinéraire original descend dans la dépression
puis traverse le couloir pour gravir sur la face opposée, un
mur (anneau scellé qui portait un morceau de câble supprimé
en 1983) puis une rampe qui ramène sur l’itinéraire. A cet endroit trois variantes sont possibles
: à gauche, escalader jusqu’à sa base l’Aiguille Thorant
puis traverser vers la droite (sud) pour rejoindre la vire qui longe
la grande muraille décrite ci-dessous. On peut atteindre cette
vire en escaladant les ressauts situés de part et d’autre de
l’itinéraire décrit (raide mais assez bon rocher, pas
d’équipement en place).
• Escalader ce mur (piton scellé) sur le coté droit
(légèrement déversant, peu de prises) puis remonter
soit vers la droite soit directement des gradins faciles, en mauvais
rochers, jusqu’au pied d’une grande muraille (piton scellé).
• Suivre une bonne vire (sentier !) qui longe cette paroi vers la
droite jusqu’à un pin puis quelques mètres plus loin,
au pied d’un ressaut. De ce point, une traversée à
droite (Sud) très exposée, partiellement équipée,
mais en mauvais rocher, permet de rejoindre la partie finale de la
voie de la Tour des Gémeaux.
• Escalader ce ressaut sur une dizaine de mètres (il existait
à cet endroit, deux embryons de câble supprimé
en 1983), jusqu’à ce qu’il bute sur un surplomb (anneau scellé,
câble) puis traverser à gauche et passer sous un toit
très bas (passage des ‘’Meules’’) pour atteindre une vire (anneau
scellé, fin de la deuxième section câblée).
A ce niveau, une traversée à droite (Sud) difficile
(6b), exposée et très aérienne, équipée,
permet de rejoindre également la partie finale de la voie de
la Tour des Gémeaux.
• Suivre cette vire étroite et aérienne jusqu’à
la base de la grande cheminée dans laquelle se déroule
la fin de l’itinéraire (piton scellé). Ce point peut-être atteint directement
depuis le pied de la grande muraille décrite plus haut en escaladant
une vaste dépression située à l’aplomb de la
cheminée sommitale : c’est le Passage Godefroy : escalade surplombante,
en rocher terreux et délité, quelques vieux pitons en
place.
• Par des gradins caillouteux puis un ressaut raide (piton scellé),
on atteint le troisième câble qui équipe une partie
verticale de la cheminée sur 10m, que l’on escalade jusqu’à
une vire (anneau scellé, fin du câble).
• Franchir un court ressaut puis remonter des gradins faciles pour
rejoindre la base d’un surplomb (anneau scellé, câble).
Eviter le surplomb en escaladant le mur à droite et progresser
dans la cheminée qui devient très étroite (piton
scellé) puis s’élargit à nouveau, à la
base du cône sommital (anneau scellé, fin de la quatrième
et dernière section câblée).
• Remonter des gradins faciles sur 60m, dans l’axe de la cheminée,
pour déboucher sur la prairie sommitale. De la fin du câble
au sommet, 60m (3 pitons scellés).
De la sortie de la cheminée, l’accès au sommet est possible
par des variantes à droite ou à gauche de l’axe central
(rocher douteux, plaques d’herbe, pas d’équipement en place).
• Après quelques minutes de marche, direction Nord, par un
sentier en pente douce dans la prairie, on atteint la sommet proprement
dit (Alt. 2086,7m).
DESCENTE :
• Le départ de la descente par une partie de la voie des Tubulaires
est situé 100m à droite (Sud), de la sortie de la voie
Normale. Repérer un Cairn et la Plaque Commémorative
du 500° Anniversaire de la Première Ascension (plaque scellée
le 4 juillet 1997).
• Descendre une courte cheminée, puis traverser à droite
(Nord) pour rejoindre une trace qui parcours l’axe principal de l’éboulis
en franchissant trois courts ressauts raides entrecoupés par
des gradins instables.
• Ne pas s’engager sur de vagues traces, sentiers ou brèches
qui s’éloignent à droite ou à gauche mais toujours
rester dans l’axe de l’éboulis jusqu’à son terme.
• Tout au bas de l’éboulis, repérer sur la droite un
relais qui permet si besoin est, de s’assurer pour atteindre le véritable
emplacement du rappel, 5m en contre-bas : deux emplacements, à
droite et à gauche. (Rappels de 30m sur deux et trois points,
rénové en juillet 2000). Ce premier rappel est évitable par
la désescalade de la dernière cheminée de la
voie des Tubulaires dont l’accès est caractérisé
par une brèche située à 50m à gauche (Nord)
du bas de l’éboulis. Désescalade de quatre ressauts
en bon rocher (III / IV) équipés pour la progression,
séparés par des traversées de gauche à
droite (Nord) ; la première traversée est exposée
(point d’ancrage au début et à la fin). Après
avoir descendu le dernier ressaut qui débute au pied d’un gros
pin, on aboutit sur la vire menant au rappel de 45m.
• Du bas du rappel de 30m, descendre quelques mètres puis remonter
sur la droite un petit ressaut pour rejoindre une vire que l’on suit
(exposé) et atteindre une vaste plate-forme protégée
d’où se fait le deuxième rappel. Les points d'ancrages permettent de poser des rappels de 40 à
60 m suivant l'emplacement utilisé, (respectivement de gauche à droite). Rénovés en 2006, quatre emplacements de 40 à 45 m étaient disponnibles, reliés entre eux par un câble. Il n'en reste aujourd'hui que trois, après le vol de l'un d'eux, début juin 2008... Le point d'ancrage pour le rappel de 60 m est situé à l'extrémité droite (Nord) de la vire, sur la paroi, derrière un pin.
• Au bas du rappel, on se retrouve dans un couloir très encaissé entre la paroi du Mont-Aiguille et celle du Grand Gendarme (Tour du Taureau) barré par plusiuers blocs coincés. Franchir le dernier bloc surplombant de cinq mètres
en désescalade, IVsup ou avec un petit rappel (deux emplacements
équipés de chaque côté) ou en passant par
une "boîte aux lettres" sous le bloc, lorsqu’elle n’est pas bouchée. L'érosion et le ravinement très important de ce couloir modifie régulièrement la configuration du cheminement qui n'est pas sans risque lorsque les blocs coincés sont en équilibre instable. Le rappel de 60 m permet d'éviter ce passage délicat.
• Traverser vers le Nord en passant au pied des cheminées de
la voie des Tubulaires (attention aux chutes de pierres provenant des couloirs de descente ou de grimpeurs évoluants dans la Tour des Gémeaux) puis descendre au bas de la paroi en désescaladant
une cheminée (Plaque Commémorative de 1933) ou en suivant
le sentier qui remonte vers une brèche (départ de la
voie de la Tour des Gémeaux) et aboutit au sommet de la crête
où l’on s’équipe au départ de l’ascension.